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L’intérieur


L’architecture

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Entrant dans l’église par le porche nord, on est immédiatement saisi par l’effet de verticalité : les trois nefs d’égale hauteur, les piliers formés de colonnes juxtaposées contribuent fortement à cette impression. La construction de la nef est attribuée au Maître de Candes : arrivé sur le chantier de la collégiale vers 1215, il aurait adopté le parti de la cathédrale de Poitiers, trois vaisseaux d’égale hauteur, alors que le projet d’origine prévoyait une nef avec un haut et large vaisseau central flanqué de deux bas-côtés plus bas et plus étroits. Les voûtes bombées, parfois appelées « voûtes angevines » ou de « style Plantagenêt », typiques du gothique angevin, datent des années 1250.

Le chœur et le transept sont légèrement antérieurs. Ils sont couverts de voûtes d’ogives mais le décor se rattache encore à la tradition romane. La construction du chœur et du transept commença vers 1180 et fut menée lentement pour se terminer au début du XIIIè siècle

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Le décor sculpté
Les liernes, la retombée des nervures, et les clés de voûte sont richement ornées de sculptures polychromes. Le massacre des Saints Innocents est représenté dans la nef septentrionale : près du roi Hérode, trois soldats saisissent chacun un enfant pour l’égorger. Des sculptures de Saint Martin debout sous un dais, Saint Pierre et Saint Paul tenant les instruments de leur supplice, Saint André et Saint Thomas, complètent le décor de cette nef.
La nef centrale est décorée par la nativité, l’adoration des mages et, au niveau de l’arc triomphal, par Jonas sortant de la baleine, le sacrifice d’Abraham, Daniel dans la fosse aux lions et la lapidation de Saint Etienne. La nef méridionale comprend les représentations du roi David jouant de la harpe, du Christ disant à Saint Pierre de ranger son épée, du massacre des Saints Innocents et de trois femmes, dont l’une est couronnée, en face desquelles est placé le Christ entouré de Saint Pierre et de Saint Jean.

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La chapelle Saint-Martin
A gauche du chœur, un étroit passage ouvrant sur le transept permet d’accéder à la chapelle Saint Martin. C’est le lieu de la mort de Saint Martin, le 8 novembre 397, comme le rappelle une dalle placée au sol. Un tombeau surmonté d’un gisant du saint est abrité dans un enfeu. Dans l’absidiole, une verrière représente Saint Martin, en évêque, ses armes d’officier de l’Empire posées à ses pieds. Sur le côté gauche, un vitrail représente l’enlèvement du corps de Martin par les Tourangeaux.


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