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Une église collégiale


La fondation de la paroisse
C’est en 387 que Saint Martin établit à Candes, au confluent de la Loire et de la Vienne un prieuré, une école et une église. Candes fait donc partie, avec Amboise, Langeais, Saunay, Ciran et Tournon, des six paroisses de Touraine fondées par Martin. Jusqu’au IVè siècle, le christianisme était surtout implanté dans les villes et c’est à l’action évangélisatrice de Martin qu’est due la fondation des premières paroisses rurales, là où le paganisme était encore bien vivace. La charge de ces paroisses est confiée à des clercs souvent formés à Marmoutier et qui continuent à mener une vie proche de celle des moines.

L’église collégiale

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Le prieuré fondé par Saint Martin a subsisté jusqu’au IXe siècle. Comme les moines exerçaient un ministère essentiellement paroissial, ils furent sécularisés en 848. Ils formèrent alors, choisis par l’archevêque un chapitre composé de douze chanoines. L’église devient dès lors collégiale, elle le restera jusqu’à la Révolution française. Les chanoines sont gouvernés par l’un d’eux qui porte le titre de chevecier. Ils désignent quatre des leurs pour être curés. Aux pieds de la collégiale, une maison porte toujours le nom de « maison des quatre curés ».
Plusieurs détails du mobilier témoignent encore aujourd’hui de la présence des chanoines : les stalles du chœur et surtout le maître-autel du XVIIIè. Cet autel était placé, jusqu’au milieu du XIXè siècle à la croisée du transept et la messe pouvait être célébrée d’un côté ou de l’autre, selon qu’elle était célébrée pour les chanoines qui étaient dans le chœur, ou pour les fidèles qui étaient dans la nef.

L’église à nouveau paroissiale
Après les remous révolutionnaires, le concordat permet le rétablissement du culte. L’église de Candes devient église paroissiale, tout en gardant la dénomination de collégiale. Depuis 1992, Candes forme avec onze autres communes de la rive gauche de la Vienne la paroisse Saint-Martin de Candes. Même si ses limites ne correspondent pas à celles du IVè siècle, l’antiquité de la paroisse n’en demeure pas moins réelle et le nom de son fondateur prestigieux !


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