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L’architecture et la sculpture extérieures


A flanc de coteau, au confluent de la Loire et de la Vienne, surgit le village de Candes, groupé autour de sa collégiale. Le ciel immense, les eaux de la Loire et de la Vienne, le bleu de l’ardoise et le blanc du tuffeau dessinent un des plus beaux paysages de Touraine, aux tonalités changeantes selon l’heure du jour ou la saison. Arrivant du fleuve ou de la route qui le borde, le pèlerin découvre progressivement la masse imposante de la collégiale. Tout naturellement, il entrera dans l’église par le côté nord. Cette entrée est solennisée par la présence d’un corps de porche, l’un des éléments les plus remarquables de la collégiale.


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Le porche
Ce corps de porche, construit vers 1250 est un grand massif rectangulaire à deux étages : le porche proprement dit et au dessus, la chapelle Saint-Michel. Au rez-de-chaussée, le porche est couvert de voûtes qui s’appuient sur une fine colonne centrale. Au fond, la porte de l’église comporte cinq voussures. Le premier rouleau est sculpté de scènes du jugement dernier. Le tympan, fort mutilé, figure le Christ entre la Vierge et Saint Jean. Dans les ébrasements, des niches abritent des statues évoquant la correspondance de l’Ancien et du Nouveau Testament. L’ornementation la plus originale se trouve dans les soubassements, à hauteur d’yeux : ils présentent des têtes de saints et de rois au milieu d’un beau décor de végétaux, d’anges et de masques. Cette sculpture est loin d’être homogène et de qualité égale : plusieurs groupes de sculpteurs se sont succédés à Candes pendant plus d’un demi-siècle.


A l’extérieur la façade du porche est composée de deux registres superposés de statues. Une première série de statues dont beaucoup ont disparu, entoure le portail. Une seconde galerie, séparée de la première par de fines colonnes engagées, est mieux conservée. La répartition des sculptures ne semble pas obéir à un programme iconographique précis : les apôtres sont mêlés à des statues de saints comme saint Jean Baptiste, saint Etienne, saint Denis, saint Michel. Une bretèche interrompt l’arcature supérieure de la façade. Construite au XVè siècle en pleine guerre de cent ans, elle était destinée à assurer la défense de l’église.


La façade occidentale, le chevet
Ayant découvert le porche, on pourra monter et faire le tour de l’église. La façade ouest est flanquée de deux contreforts d’angle, surmontés au XVè siècle de créneaux et de mâchicoulis. Deux autres contreforts plus petits amortis en pinacles, s’appuient contre le pignon et encadrent la porte. La faible élévation du flanc sud s’explique par la pente de la falaise : les effets de verticalité ont été réservés au porche nord. Le chevet est très sobre, percé uniquement de grandes baies.


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