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Quelques livres


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Vie de Saint Martin
Sulpice Sévère, Les Editions du Cerf, 2003, 93 p.

La Vita Martini, de Sulpice Sévère : un best-seller depuis sa publication à la fin du IVe siècle, du vivant même de Saint Martin ! Maintes fois réédité, l’ouvrage a pour beaucoup contribué à la diffusion du culte martinien. La Vita Martini, que complètent les Dialogues sur les miracles de Saint Martin, demeure aujourd’hui encore notre principale source d’informations sur la vie de l’évêque de Tours.

« Il me semble donc que je ferai œuvre utile, si j’écris tout au long la vie d’un très saint homme, pour qu’elle serve ensuite d’exemple aux autres : à coup sûr, cela incitera les lecteurs à la vraie sagesse, à la milice céleste, et à la vertu divine. Et notre intérêt y trouve aussi son compte, dans la mesure où nous pourrons attendre, non point des hommes un vain souvenir, mais de Dieu une récompense éternelle. »

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Saint Martin de Tours, apôtre des pauvres
Olivier Guillot, Fayard, 2008, 551 p.

Une biographie très exhaustive, la dernière en date sur Saint Martin et qui suit pas à pas l’œuvre de Sulpice Sévère. Sans doute le commentaire le plus fouillé de la Vita Martini depuis les travaux de Jacques Fontaine. Ce qu’a laissé Martin est plus qu’un message, c’est un exemple : en tout Martin a su rester pauvre, tourné vers le pauvre et le Christ, même s’il a senti monter son extraordinaire popularité.

«  Ce que Martin a apporté en son temps et aux siècles qui ont suivi est un modèle qui exprime tout le contraire des idées que l’on a aujourd’hui le plus couramment sur la relation entre l’Occident d’autrefois et l’Eglise, où, en large part, la richesse imputée à l’Eglise et à ses ministres a pesé sur son message. Or Martin, même devenu évêque, est resté rivé à l’exigence personnelle de pauvreté. »

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Martin de Tours
Régine Pernoud, Bayard Editions, 1996, 183 p.

Par l’auteur spécialiste du Moyen Age, auteur de La femme au temps des cathédrales et Pour en finir avec le Moyen Age. Une biographie d’une lecture aisée qui montre comment Martin rompt avec les usages et les coutumes antiques, encore en usage à son époque, pour ouvrir une voie nouvelle : celle de l’Evangile inséré dans la vie la plus quotidienne.

« Au moment où les Pères du désert, en Orient surtout, continuaient à rechercher la lutte grandiose, celle de la confrontation directe avec le démon, Martin en toute humilité sert un esclave et lui nettoie ses chaussures. Il en est presque ridicule et il le sait ; ce qu’il ignore, c’est qu’il ouvre ainsi d’immenses perspectives à la vie la plus quotidienne. »

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Saint Martin de Tours – XVIe centenaire
Jean Honoré, Michel Laurencin, Guy-Marie Oury, Editions CLD, 1996, 298 p.

Cet ouvrage, publié à l’occasion du XVIè centenaire de la mort de Martin à Candes, est le fruit de la collaboration d’un archevêque, d’un professeur d’histoire et d’un moine bénédictin. Il retrace aussi bien la vie de l’évêque de Tours que l’exceptionnelle diffusion de son culte et de son message à travers les âges et les lieux.

« D’âge en âge et de siècle en siècle, l’image de Martin découpant sa tunique pour en donner la moitié n’a cessé de hanter la mémoire des populations de l’occident chrétien. Elles y ont reconnu le symbole même de cette charité qui est au cœur de l’Evangile. Comment l’aventure spirituelle d’un soldat du Bas-Empire a –t-elle pu produire, au cours des siècles suivants, un tel mouvement de contagion dans le souvenir et dans le culte ? Et comment son auréole a-t-elle pu dominer celle d’autres saints qui, pourtant, n’ont point manqué, ni aux anciennes, ni aux jeunes églises ? »

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Le manteau partagé, actualité du geste de Saint Martin
Jacques Noyer, Les Editions de l’Atelier, 1997, 118 p.

L’ancien évêque d’Amiens livre ici une méditation personnelle sur le geste du manteau partagé : loin d’être l’expression la plus parfaite de la charité chrétienne, ce geste est celui d’un païen au cœur fraternel : de la rencontre avec le pauvre, Martin, l’homme du partage, trouve un chemin vers la foi. La solidarité est la porte de la foi et cette porte est sans doute pour beaucoup de nos contemporains la plus accessible.

« Il vaut la peine de réfléchir sur les conditions qui vont permettre à des jeunes invités sur les chemins de la solidarité, de s’ouvrir à la foi. L’exemple de Martin est en ce sens emblématique : le pauvre qui l’arrête à la porte d’Amiens et qui le conduit à ce geste fou du manteau partagé, va lui ouvrir aussi le chemin de la foi et du baptême. Un coup de cœur et un coup d’épée et cela aurait pu s’arrêter là. Mais à partir de là, à partir de ce cœur fragilisé sous la cuirasse du soldat, à partir de l’inconfort d’une tunique déchirée, une Parole va être dite dans la nuit, une reconnaissance va être faite, un sens va être donné, la foi va surgir. »

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Saint Martin de Tours – L’homme au manteau partagé
Guy-Marie Oury, Editions CLD, 1987, 151 p.

Plus qu’une biographie, Dom Guy-Marie Oury, moine bénédictin de l’abbaye de Solesmes, nous donne dans cet ouvrage un portrait spirituel de Saint Martin. L’accent est mis sur la vocation monastique de Martin, la dimension contemplative de sa vie et l’arrière-plan historique de son action

« Saint Martin a été l’homme d’une seule préoccupation : son Dieu ; il ne quitte pas le monde, les hommes, l’armée, la ville de Poitiers, le ministère d’exorciste dans un autre but que se placer face à son Dieu ; sa retraite n’a pas d’autre sens ; et il ne sort utilement de sa retraite pour les autres et pour lui-même que lorsqu’il s’est identifié à la prière ; lorsqu’il n’y a plus en lui que prière. »


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